Une partie de l’Afrique est en train de se séparer du reste du continent.
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Oui — une partie de l’Afrique est bel et bien en train de se séparer du reste du continent, un processus géologique réel appelé le rifting est‑africain. Ce n’est pas imminent à l’échelle humaine, mais les signes sont déjà visibles et mesurables.
Ce qui se passe exactement
L’Afrique repose sur plusieurs plaques tectoniques. Deux d’entre elles — la plaque nubienne (Afrique “principale”) et la plaque somalienne (Afrique de l’Est) — s’éloignent l’une de l’autre.
Ce mouvement crée une immense zone de fissuration : le système de rift est‑africain, long de plus de 3 500 à 6 000 km selon les segments.
Les preuves scientifiques
- Le sol s’étire : certaines zones comme le rift de Turkana s’élargissent d’environ 4,7 mm/an.
- D’autres mesures satellitaires montrent une ouverture pouvant atteindre 7 mm/an.
- La croûte terrestre s’amincit fortement : parfois seulement 13 km d’épaisseur, un seuil critique qui annonce une rupture continentale future.
- Activité volcanique intense (Nyiragongo, Erta Ale, Ol Doinyo Lengai) et sismicité régulière confirment l’extension tectonique.
À quelle vitesse cela se produit‑il ?
Ce processus est extrêmement lent à l’échelle humaine :
- On parle de millions d’années avant la formation d’un véritable océan.
- Mais les effets locaux sont déjà visibles : fissures dans les routes, ruptures de canalisations, crevasses spectaculaires comme celle apparue au Kenya en 2018.
Ce qui arrivera dans le futur
Si le rift continue de s’ouvrir :
- L’Afrique de l’Est deviendra un nouveau continent ou une grande île, séparée par un océan naissant.
- Le processus serait similaire à celui qui a créé la mer Rouge il y a 30 millions d’années.
Pourquoi cela arrive‑t‑il ?
Les causes principales :
- Remontée de magma chaud qui pousse et étire la croûte.
- Possiblement un super‑panache mantellique profond qui alimente le volcanisme et la déchirure.
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