Une protéine peut-elle détruire la mémoire d'humains ?
Oui, certaines protéines peuvent gravement altérer ou "détruire" la mémoire.
1. D
Elles forcent les protéines saines du cerveau à changer de forme, créant des trous dans le tissu cérébral. Cela provoque une perte de mémoire fulgurante et irréversible.
La recherche médicale a franchi des étapes historiques récemment
pour neutraliser ces protéines "tueuses de mémoire".
Voici un point sur les avancées les plus marquantes en 2026.
1. Stopper les protéines d'Alzheimer (Amyloïde et Tau)
Pendant des décennies, on ne pouvait que traiter les symptômes. Aujourd'hui, nous disposons de traitements qui s'attaquent directement à la cause biologique :
- Leqembi (lécanémab) : Approuvé au Canada et ailleurs, c'est le premier médicament capable de nettoyer les plaques amyloïdes dans le cerveau. Il ralentit le déclin cognitif d'environ 30 % chez les patients au stade précoce.
- Donanemab (Kinsula) : Ce traitement, récemment approuvé aux États-Unis et en cours d'autorisation en Europe, cible également les plaques amyloïdes avec une efficacité notable sur le ralentissement de la maladie.
- Immunothérapie anti-Tau : De nouveaux anticorps sont actuellement testés pour empêcher la protéine Tau de se propager de neurone en neurone, ce qui pourrait stopper la destruction des circuits de la mémoire déjà formés.
2. Le défi de la maladie de Creutzfeldt-Jakob)
Cette maladie est bien plus redoutables car résistants aux méthodes de stérilisation classiques (chaleur, produits chimiques).
- Absence de remède : À ce jour, il n'existe toujours aucun traitement curatif pour cette maladie. La progression reste fulgurante une fois les symptômes apparus.
- Pistes de recherche : Les scientifiques explorent des stratégies de "silence génique" pour réduire la production de la protéine prion normale dans le cerveau, car sans elle, la maladie ne peut pas se propager.
- Désactivation : Seules des solutions très agressives, comme l'eau de Javel concentrée combinée à une chaleur extrême (autoclave), parviennent à détruire ces protéines sur des instruments médicaux.
Pourquoi est-ce si difficile ?
La mémoire est stockée dans la structure même des connexions entre neurones (les synapses). Si une protéine comme le prion ou Tau détruit le neurone, le souvenir est physiquement effacé. Les traitements actuels cherchent donc à prévenir la destruction plutôt qu'à "réparer" une mémoire déjà perdue.
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