Qu'est-ce qu'on attend pour commencer avec les jeunes?
Dans mon cas, je suis devenu enseignant dans les années soixante au niveau primaire (5e et 6e années) à l'Académie St-Léon de Westmount où j'avais fait mes études de la 2e année à la fin du secondaire dans cette école.
Or, 5 ou 6 de mes élèves avaient presque fait le tour du monde avec des parents fortunés.
Il y avait des gens qui habitaient près du parc de Westmount (c'était mon cas). Mon père était ingénieur en bâtiment.
Or, plusieurs jeunes venaient de la rue Selby à 1 km de l'école avec des familles de 10 à 12 enfants.
Plusieurs de mes élèves avaient doublé et redoublé. Certains jeunes avaient presque mon âge alors que j'étais jeune enseignant!
Dans le temps, il pouvait y avoir 25 élèves au primaire, puis 22 en secondaire 1 et ça passait à 10 ou 12 en secondaire 2, et au niveau 3 et 4 ça passait de 5 à 7 élèves à la fin du secondaire, soit presque autant de profs que d'élèves! ! Côté «éducation», c'était un vrai désastre! Certains parents inscrivaient leurs enfants dans les écoles privées et payantes pour s'assurer de leur avenir! Le grand nombre d'élèves qui abandonnaient l'école tentait de se trouver du travail dans le milieu...
2. Comme enseignant, j'ai voulu compléter ma formation à l'Université de l'Indiana (USA) durant l'été...
...pour obtenir un certificat de « Maîtrise » et un autre de «Spécialiste en éducation».
À la suite de mes études universitaires durant 7 étés, j'ai appris à travailler souvent par des projets. Le prof présentait un projet comme «Produire une émission de radio et de télévision… » en nous donnant une information de base… puis il restait disponible pour aider. On avait accès à un local équipé de 3 caméras mobiles, un enregistreur vidéo, un équipement de montage et un système de contrôle... C'était SUPER pour apprendre!
3. À mon retour, j'ai été prof au secondaire pour aider les jeunes à produire une présentation avec des photos, des films et des vidéos, etc., et j'ai écrit un livre à l'aide du «Centre de psychologie et de pédagogie de Montréal».
Par la suite, on m'a offert un rôle de conseiller pédagogique pour l'Éducation des adultes; c'était SUPER car une équipe de conseillers pédagogiques provenant
d'autres commissions scolaires participait à la production de guides imprimés d'apprentissage. Les PROFS étaient des personnes pour aider… sans enseigner au
groupe et j'aimais ça! Malheureusement, ça faisait beaucoup de papier avec tous ces guides! Chaque élève avait son guide. C'était un peu comme «son prof»...
4. Or, la Commission scolaire des Mille-Îles était la seule au Québec à disposer d'un service informatique chargé de payer le personnel.
La nouvelle fit le tour du Québec... même jusqu'au Manitoba avec son BEF (Bureau d'éducation française). Un représentant du BEF est venu me rencontrer et il était
impressionné de ce que nous faisions avec les ordinateurs!
Quelques mois plus tard, j'ai eu une offre du BEF pour venir les aider avec les micro-ordinateurs. Un «Commodore 64» coûtait 600$, mais malheureusement il n'avait pas d'accents français (é,è,ê…)
Avec ma famille, nous avons vécu 3 ans dans le secteur français (St-Boniface) de Winnipeg comme conseiller pédagogique avec ma famille (mon épouse Mimi + nos enfants Patrick, Isabelle et Pascal).
Après 3 ans, la Commission scolaire des Mille-îles à Ville de Laval me réclama comme conseiller pédagogique pour aider les jeunes du secondaire à se débrouiller avec les outils technologiques pour préparer des présentations pour leurs classes. Petit problème: comment se déplacer dans les corridors de l'école pendant que le PROF enseignait d'autres contenus !
Par la suite, je fus nommé «Conseiller pédagogique à l'Éducation des adultes » là où les PROF n'enseignaient pas mais étaient là comme personnes-ressources. On remettait un document imprimé pour que les élèves se débrouillent seuls avec le contenu et, à la fin, les élèves devaient réussir un examen écrit pour vérifier leurs compétences sur le sujet. Il y avait plusieurs examens différents pour chaque thème. Dans une classe, certains adultes étaient disons du niveau 1, puis son voisin du niveau 3 et l'autre du niveau 2...
Malheureusement, la technologie de l'époque n'était pas disponible pour apprendre à l'aide de cellulaires ou d'ordinateurs!
En bref, j'ai terminé ma carrière en 1996 toujours comme conseiller pédagogique à la CSMI.
Mais aujourd'hui, avec les cellulaires, l'intelligence artificielle et tous les nouveaux outils disponibles. En bref , l'ancien modèle de «1 classe = 30 élèves» est
complètement dépassé!
On a besoin d'une équipe pour concrétiser ces nouvelles approches modernes pour changer l'approche actuelle et impliquer les élèves dans l'apprentissage tout en modifiant le rôle du PROF.
Quand commençons-nous ?