En cas d’attaque nucléaire, voici l’erreur fatale que presque tout le monde ferait dans les premières minutes...

En cas d’attaque nucléaire, voici l’erreur fatale que presque tout le monde ferait dans les premières minutes...

Des chercheurs de l’université de Nicosie (Chypre) ont simulé l’impact d’une onde de choc sur un bâtiment en béton armé pour savoir où il est préférable de s’abriter en cas d’explosion nucléaire. 

Rester où vous êtes, vous réfugier dans un abri antiatomique, fuir.

Plusieurs options pourraient s’offrir à vous en cas d’attaque nucléaire. Mais quelle stratégie maximiserait vos chances de survie ? Les scientifiques tentent de répondre.

D'abord des sirènes qui hurlent. Puis un éclair soudain et tellement vif qu'il brûlerait les yeux de quiconque oserait l'affronter. Une attaque nucléaire est en cours. En un rien de temps, tout s'embrase. Les arbres et les voitures. Les immeubles. Et malheureusement aussi, les personnes.

Si vous êtes suffisamment loin de la zone d'impact pour avoir survécu à l'explosion initiale, la première chose à faire c'est de ne pas céder à une panique pourtant oh combien légitime. De ne surtout pas chercher à fuir. Beaucoup seront sans doute tentés d'adopter cette stratégie. Or dans la panique, les routes peuvent se transformer en autant de pièges mortels. D'autant que les retombées radioactives d'une bombe nucléaire ne mettront probablement pas plus de quelques minutes avant d'arriver jusqu'à vous. Bien plus rapidement que n'importe quelle voiture pourrait réussir à vous éloigner de là.

La clé de la survie réside dans la préparation, puis dans la rapidité d'action. Il faut donc savoir que la première chose à faire en cas de bombardement atomique, c'est de trouver un abri. « Dans le bâtiment le plus proche et le plus protecteur », conseille le gouvernement américain.

D'accord. Mais qu'est-ce à dire ? De préférence, dans le sous-sol dudit bâtiment qui pourrait empêcher les retombées radioactives qui arriveraient dans la dizaine de minutes de vous atteindre.

Du béton armé, mais ce n’est pas tout

Et en gardant à l'esprit qu'en cas d'attaque nucléaire, rien n'est jamais garanti. En 2023, des chercheurs de l’université de Nicosie (Chypre) ont modélisé la frappe d'un missile balistique intercontinental dans l'espoir de définir un peu mieux tout de même quels sont les moins mauvais endroits où se réfugier dans une maison pour les personnes résidant à moyenne distance d'une explosion nucléaire.

Rappelons que l'onde de choc engendrée par l'explosion d'une bombe nucléaire peut se propager à de grandes vitesses. Parfois même projeter des personnes dans les airs. Et renverser des bâtiments. Le tout en quelques secondes seulement. Mais la simulation présentée ici par les chercheurs montre que certaines structures en béton armé peuvent résister.

Le saviez-vous ?

Une fois dans votre abri, boucher les interstices et aérations pour empêcher les poussières radioactives de pénétrer. Si vous avez été exposé à l’extérieur, abandonnez vos vêtements et si possible, prenez une douche à l’eau. Puis suivez les consignes gouvernementales qui seront diffusées.

Toutefois, les chercheurs soulignent que le simple fait de se réfugier dans un bâtiment solide ne suffit pas à éviter les risques. Si des fenêtres ou des portes sont brisées, l'onde de choc peut être accélérée dans un couloir et réfléchie sur les murs, pour atteindre, dans les cas les plus défavorables, une force de l'ordre de 18 fois le poids d'un être humain. Ainsi, en cas d'attaque nucléaire, évitez la proximité de portes, de fenêtres et de couloirs.

Les chercheurs précisent par ailleurs que contrairement à ce que notre instinct pourrait nous encourager à croire, la pièce la plus proche de l'explosion nucléaire peut constituer un bon refuge. Plus encore, les coins du mur qui fait face à l'explosion. En supposant que vous ayez le temps de vous y abriter. Car entre l'explosion et l'arrivée de l'onde de choc sur votre maison, il ne s'écoulera sans doute pas plus de quelques secondes...

Tout dépend de la qualité de votre abri

Et après ? Le gouvernement américain, toujours lui, suggère un « transfert rapide » vers un abri plus sûr. Comprenez, une structure en béton épais avec des réserves d'eau et de nourriture. Michael Dillon, un chercheur du Laboratoire national Lawrence Livermore (États-Unis) a exploré le sujet.

Si l'explosion nucléaire à laquelle vous venez d'échapper était de faible puissance - de l'ordre de celles qui ont détruit Hiroshima ou Nagasaki -, vous n'aurez que 5 minutes pour rejoindre un abri de meilleure qualité. Et le chercheur vous recommande de le faire au plus tard 30 minutes après l'explosion. La consigne, selon lui, pourrait sauver entre 10 000 et 100 000 vies, selon la taille de la ville considérée. Encore faut-il savoir où trouver ce meilleur abri - on revient alors à ce qui était mentionné plus haut, l'importance de la préparation. Et supposer que dans l'intervalle, personne ne perde son sang-froid et ne cède à la panique. Sans quoi le conseil pourrait tourner au drame.

Pour ceux qui auront eu la chance de trouver tout de suite un abri « sûr », sachez que les retombées radioactives sont les plus dangereuses pendant les premières 48 heures suivant l'explosion. Mais le mieux pourrait être de rester enfermé pendant environ deux semaines.

Source: ICI.